Le Cac 40 termine l’année aux portes des 4000 points
Avec 56% gagnés en neuf mois, la bourse de Paris se garde néanmoins de tout excès d’optimisme. 2010 devrait être une année de faible hausse et la prudence reste de mise.
Après avoir touché le fond le 9 mars dernier, le Cac 40 termine l’année sur une nette hausse de 22,3% : sa meilleure performance depuis 2005. L’indice parisien clôture 2009 à 3936 points, frôlant la barre des 4000 et bien loin de son record historique de 2007 à plus de 6000 points.
A 2519 points au plus bas de l’année, le Cac 40 a connu un rebond jusqu’au premier juin suivi d’une baisse continue d’un mois avant de remonter jusqu’à un nouveau pic en octobre. Depuis deux mois l’indice connait une évolution en dent de scie et finit l’année à un niveau à peine plus élevé que celui atteint mi octobre. Finalement, les quarante plus grosses capitalisations françaises auront gagné 56% en neuf mois.
Seules quatre valeurs ne sabreront pas le Champagne au réveillon. France Télécom, Vivendi et GDF-Suez abandonnent plus de 10% par rapport au début de l’année. A l’opposé, le nouvel arrivé, Technip, gagne 126% et Peugeot, Renault et BNP engrangent plus de 90%.
Anticipant l’éloignement de la récession économique, la bourse de Paris a ainsi connu trois trimestres euphoriques. Mais devant les incertitudes quant à une reprise forte et durable de la croissance de l’économie, le Cac 40 a marqué le pas en cette fin d’année. Un consensus Reuters de 40 analystes et gérants anticipent 4300 points pour la fin 2010 alors que les stratégistes de la Société générale tablent plus modestement sur 4100. Une hausse de 9,2% dans le meilleur des cas qui ne permettra pas de retrouver le niveau du 14 septembre 2008, veille de la faillite retentissante de Lehman brothers.
Une prudence d’autant plus justifiée que c’est la progression des valeurs cycliques qui a tiré les cours pour des raisons en partie conjoncturelles : les mesures monétaires exceptionnelles pour les banques, la prime à la casse pour l’industrie automobile et le rebond vigoureux des pays émergents pour les multinationales très implantées dans ces zones. Les valeurs défensives, plus liées à l’économie nationale, connaissent plus de difficultés. L’incertitude se transforme en pessimisme chez certains économistes qui anticipent une sortie de crise difficile pour la France.
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